Les oiseaux

Mésange à longue queue – Aegithalos caudatus europaeus

Mésange à longue queue

La mésange à longue queue possède un corps arrondi et une très longue queue. C’est grâce à cette longue queue étagée, couverte de noir, blanc, brun et rose que l’on ne peut confondre cette mésange avec aucun autre oiseau. Malgré son nom, ce n’est pas une véritable mésange et elle n’appartient pas à la même famille que les autres mésanges. Elle est répertoriée sous le nom de : Aegithalos caudatus europaeus et elle habite pratiquement dans toute l’Europe.

L’habitat préféré de la mésange à longue queue sont les zones de feuillus, conifères ainsi que parcs, buissons et haies. Le nid est remarquable, d’une architecture très soignée. Il est fait de mousse, lichens, fils de toiles d’araignées et sa forme est en forme de boule allongée. L’intérieur est couvert d’une grande quantité de petites plumes. Elle fait preuve d’un certain comportement grégaire, passant l’essentiel de sa vie au sein d’un groupe familial ou en bande de plusieurs familles. Durant leur incessante quête de nourriture, les mésanges à longue queue, fort discrètes, ne restent que quelques secondes ou minutes dans le même arbre, changeant rapidement de support. Elles communiquent par des cris ou des chants, eux aussi très discrets, qui prennent la forme de « tchirr ». Le bec étant court, trapu et faible, la mésange à longue queue se nourrit surtout d’insectes, larves et œufs ainsi que quelques petites graines molles. Elle descend rarement à terre pour se nourrir.

[ Source : LPO Haute Garonne ]

Mésange charbonnière – Parus major

Mésange charbonnière (Source photo : Pixabay)

La mésange charbonnière est la plus grande des mésanges européennes avec une taille de 14 cm pour 16 g. Elle se distingue surtout par sa taille et sa tête noire charbon, qui lui confère un air de mineur. Elle est dotée de belles joues blanches, d’une écharpe et d’une cravate noire, entourée de jaune. Ses ailes sont teintées de bleu et son dos est verdâtre. Le mâle se distingue de la femelle par une cravate plus large et plus longue et le ventre jaune plus vif.

Son chant bisyllabique est  un « ti-tu ti-tu ti-tu » qui peut être entendu à une centaine de mètres. Elle peut émettre plus de 40 sons différents. Comme les humains, la mésange charbonnière possède des accents régionaux !

Cet agile acrobate aux longues pattes aime les feuillages, les bosquets, les buissons et les parcs. Il est donc fréquent de la voir dans nos jardins. Elle adore les nichoirs de type « boîte-aux-lettres » ! N’hésitez pas à en installer dès février pour accueillir une nichée !

La mésange charbonnière affectionne un territoire de quelques hectares qu’elle défend, plus particulièrement en période de reproduction. Elle change de mode de vie et de nourriture en fonction des saisons. Durant l’hiver, elle vit en groupe près des mangeoires à la recherche de graines. A la période de nidification, elle vit en couple et se nourrit d’insectes et de chenilles. La mésange charbonnière peut vivre de 3 mois à 11 ans.

[ Source : LPO ]

Martin-pêcheur – Alcedo atthis

Martin-pêcheur (Source photo : Creative Commons)

Le martin-pêcheur mesure en moyenne 16 centimètres de longueur, pèse 25 grammes, possède un long bec épais et pointu et une queue courte. C’est un oiseau compact, taillé pour la vitesse et qui peut atteindre jusqu’à 80 km/h. Sa coloration est unique avec une poitrine rousse, des parties supérieures vert-turquoise, un dos, un croupion et une queue d’un bleu éclatant. Ses couleurs ont d’ailleurs une particularité, car selon l’incidence de la lumière le bleu métallique de son plumage peut varier de l’azur au cobalt. Mâle et femelle sont quasiment identiques et ne se différencient que par la coloration du bec, le mâle présentant un bec noir uniforme alors que la femelle montre une tâche orangée.

Le Martin-pêcheur est principalement piscivore, mais il lui arrive de consommer aussi à l’occasion des jeunes amphibiens, des insectes aquatiques ou de petits reptiles.

Farouche et insociable, le Martin-pêcheur a du caractère et ne tolère aucun autre oiseau de son espèce sur sa portion de rivière ou de canal. Il consacre d’ailleurs une grande partie de ses journées à la surveillance de ce territoire et chasse tout intrus pouvant y pénétrer.

Durant la période de reproduction, il fréquente les cours d’eau aux berges hautes, meubles, érodées favorables au forage du nid. En effet, le couple peut creuser une galerie jusqu’à 1,30 mètre de profondeur et au fond duquel, 7 œufs seront couvés durant un peu plus de trois semaines. A l’âge de 25 jours, les jeunes vont quitter le nid et seront chassés assez rapidement par le couple déjà occupé à entreprendre une seconde nichée.

[ Source : LPO PACA ]

Rougegorge – Erithacus rubecula

Rougegorge (Source photo : JJ_Carlier / LPO)

Le rougegorge appartient à la famille des Muscicapidés, regroupant les merles, grives, rossignols, traquets, rougequeues… Son allure est caractéristique de cette famille : bec fin, droit et pointu, tête haute et corps dressé lorsqu’il sautille ou s’arrête brusquement, rondelet et haut sur pattes. Son oeil sombre de grande taille lui permet de rechercher sa nourriture dans la pénombre des broussailles, dès l’aurore ou au crépuscule.

Le rougegorge est insectivore, son régime alimentaire étant principalement composé d’invertébrés : insectes et leurs larves, araignées, mille-pattes, cloportes, vers de terre, petits mollusques… Il recherche très souvent à terre, dans les feuilles mortes ou sur le sol nu. Perché dans les buissons bas, il observe puis descend saisir sa proie, remonte se percher. Il arpente aussi le sol en sautillant, s’arrêtant brusquement pour s’emparer d’un insecte. Quand vient la mauvaise saison, le rougegorge se rapproche volontiers des maisons – jusqu’à y pénétrer ! – pour chercher pitance : déchets de cuisine, tas de compost ou de fumier, mangeoires… Pendant cette saison, son régime est notablement complété par des baies de petite taille : mûres, myrtilles, sureau, if, lierre, fusain, aubépine, troène, cornouiller, viorne,…

Pour nicher, le rougegorge a besoin de végétation basse et touffue, fraîche et ombragée, dont le sol est nu ou recouvert de feuilles mortes. Il se rencontre donc dans les bois de feuillus, de conifères ou mixtes, les taillis et bosquets, les haies denses, les bords de cours d’eau boisés…

Il défend avec détermination un territoire de 1 600 à 15 000 m2. Le chant, riche et mélodieux, lancé depuis un perchoir bien en vue, sert à le délimiter et à prévenir les conflits. Dans cette défense, le plastron orange joue un rôle fondamental de stimulus visuel. Ainsi, un leurre (un morceau d’étoffe orange, sa propre image reflétée dans un miroir ou une vitre…) peut déclencher les postures d’intimidation du « propriétaire » des lieux : tête relevée, poitrine bombée, flancs agités de secousses.

[ Source : Refuges LPO ]

Geai des chênes – Garrulus glandarius

Geai des chênes (Source photo : Creative Commons)

Le geai des chênes possède un plumage chamois roux avec des ailes blanc et noir, et de très jolies plumes bleues zébrées de noir. Moustaches noires bien visibles. Ailes paraissant très arrondies ; croupion blanc en vol.

Il recherche la présence d’arbres et fréquente les bosquets et les bois, mais aussi les parcs urbains. Il est la sentinelle de la forêt, car il avertit par un Shrreik rauque les autres espèces de la présence d’un intrus sur son domaine. Il sait aussi imiter le cri d’autres espèces comme le miaulement de la buse variable Buteo buteo.

Le geai des chênes se nourrit de glands qu’il transporte assez loin, il participe ainsi à la dissémination du chêne, mais il prélève aussi des fruits, des oeufs de passereaux, des insectes… Il vient même parfois sur les mangeoires.

[ Source : LPO Refuges ]